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Le bassin d'innovation du Rhin supérieur


Le triangle d'or

"L'Alsace, le Bade-Wurtemberg, le sud du Land Rhénanie- Palatinat et les cantons bâlois au nord de la Suisse constituent actuellement un puissant bassin d'innovation. L'Alsace compte quatre universités, 250 laboratoires et centres de recherche, environ 4600 chercheurs. Pour la densité des chercheurs du CNRS (Centre national de la recherche scientifique), elle est la deuxième région de France. L'Université Louis Pasteur est la deuxième université scientifique du pays. Les disciplines principales sont la photonique, le médicament, la biotechnologie (génie génétique et génie cellulaire), la chimie, la physique, les matériaux etc. L'Université de Haute-Alsace fait progresser l'agronomie à Colmar (INRA) et à Mulhouse, la chimie, le textile, la mécanique avancée, la robotique. Deux aéroports internationaux facilitent les dessertes européennes.


Un parc scientifique de 200 ha à lllkirch-Graffenstaden -à 12 kilomètres au sud de Strasbourg-accueille les entreprises de haute technologie et doit voir s'édifier l'Ecole nationale supérieure de physique, l'Ecole nationale de biotechnologie, l'Institut franco-allemand de robotique (en coopération avec les Universités de Karlsruhe et de Strasbourg). Un projet de technopole est à l'étude en Haute-Alsace.

Bâle est réputé pour la chimie, le médicament, l'informatique et la biotechnologie. 70% de la recherche helvétique y sont concentrés.


Le Land de Bade-Wurtemberg compte neuf universités et concentre un tiers de tous les laboratoires de la République Fédérale d'Allemagne (avant 1990). Ils sont spécialisés dans la pharmacie, la physique, les nouveaux matériaux à Fribourg/Br. -qui ville moyenne, compte 1000 chercheurs-, la micro-électronique à Stuttgart -qui semble avoir provoqué l'implantation d'usines de Sony et de IBM, l'informatique et la conception-fabrication assistée par ordinateur à Karlsruhe, la biotechnologie à Heidelberg. Le Bade-Wurtemberg compte onze Technologiefabriken (pépinières d'entreprises). L'aéroport de Stuttgart et le réseau autoroutier offrent toutes les possibilités de déplacement. A Kaiserslautern (Rhénanie - Palatinat), la spécialité est l'intelligence artificielle....


Le 21 novembre 1986, est créé un Institut franco-allemand de robotique et d'automatisme réunissant 26 laboratoires allemands et 9 laboratoires français."


René Uhrich La France Inverse Ed. Economica. 1988

Die elsässische Wirtschaft kann man nicht mehr mit der von vor 40 Jahren vergleichen. Ihre Züge zeigen eine weitgehende Internationalisierung und eine Erneuerung, die sie mit den modernen Industrien, verbindet. Ihre Exportstärke, vornehmlich nach Deutschland, weist ihr in Frankreich eine Sonderstellung zu. Das Elsaß hat auch viele europäische, japanische, amerikanische und kanadische Firmen durch seine Lage in der wirtschaftlichen europäischen Achse angezogen. Die vollwertige Ausbildung der Arbeitnehmer, der Forscher, der Ingenieure soll hier Vorrang bekommen.

Die Region hat aber auch viele Grenzgänger und eine Arbeitslosenquote von rund 6%, die niedrigste in Frankreich. Doch, bei einer Landschaft, die die Touristen durchstreifen, kennt das Elsaß Umweltschutzprobleme.

Ost-Lothringen sieht die Bedeutung der Kohle immer mehr schwinden und einige Industrien befinden sich in der Krise (Glasindustrie...). Diese Region spurt die Anziehungskraft von Luxemburg und Deutschland, sie ist mit dem wirtschaftlichen Kern Europas verbunden. Das restliche Departement Moselle hat die Stahlkrise noch nicht ganz überwunden.

 

Plan Alsace 2005


Le premier rapport des travaux, lancés par le Conseil Régional, insiste sur les atouts et les faiblesses de l'Alsace (DMA 29.1.1992)


"Le nouveau contexte européen est plutôt favorable à l'Alsace, car il valorise sa position charnière. A condition toutefois que la région ne se laisse pas contourner, mais au contraire qu'elle s'intègre au dynamisme de la dorsale européenne sans se laisser satelliser. La suppression des frontières transformera l'espace rhénan "en un espace de co-développement" au lieu de l'actuel espace de gestion commune de la frontière.


Cette nouvelle carte de l'Europe met l'Alsace en position de carrefour Nord-Sud et Est-Ouest, mais cette position reste largement virtuelle". L'Alsace peut être contournée (cf TGV, liaisons aériennes, routes, liaison avec l'ICE...).


L'identité régionale peut devenir, soit un facteur de repli sur un territoire refuge, soit un formidable atout de cohésion pour aborder avec confiance la compétition internationale.


Petite région, l'Alsace ne peut prétendre avoir une stratégie de puissance. Elle doit rechercher une stratégie d'excellence dans des domaines choisis et mener une politique d'alliance et de coopération avec ses voisins (cantons suisses, régions de la RFA, grandes régions françaises comme Rhône-Alpes). Les régions françaises doivent "faire entendre leur voix de façon solidaire face aux risques d'hyper concentration sur l'Ile-de-France."


 
Trois grandes orientations ont été retenues :

  • Choix de l'ouverture, jouer pleinement la carte de la grande région rhénane. L'Alsace doit devenir pour la France "une région laboratoire" en matière de formation en alternance, d'apprentissage, de relations transfrontalières et de bilinguisme franco-allemand.
  • Créer les conditions d'un développement durable fondé sur le critère de la qualité. Priorité pour l'économie alsacienne: ouverture internationale.
  • Choix de trois domaines d'excellence:
  • Renforcer la formation: l'importance de la formation professionnelle et la tradition de l'apprentissage expliquent le bon niveau de qualification des emplois. Utiliser les avantages de ce particularisme, favoriser un enseignement technique professionnel long, la formation en alternance. La région doit devenir une zone authentiquement bilingue, voire multilingue.
  • Renforcer la recherche: la région souffre de la faiblesse de sa recherche industrielle (16e région sur 22), malgré d'exceptionnelles potentialités dans la formation supérieure et la recherche publique (universités, grandes écoles). Il faut former 2000 ingénieurs par an au lieu des 600 actuels pour combler le déficit face aux régions allemandes ou suisses. Organiser un recrutement international de haut niveau (physique nucléaire, biotechnologie, chimie, matériaux, pharmacie, photonique) implantation de nouveaux organismes nationaux et internationaux (Cité scientifique internationale en Alsace). Développement des centres d'innovation et de transfert de technologie.
  • Protéger l'environnement: l'espace régional est rare et fragile. "L'Alsace doit afficher et mettre en oeuvre une ambition exemplaire en matière d'environnement", renforcer la politique de préservation des ressources naturelles, intégrer l'environnement dans l'aménagement du territoire, dans les politiques industrielles, dans les actions de formation et de communication. Environnement: créateur d'emplois.

L'Europe constitue un formidable moteur

L'Alsace est la première région exportatrice de France en francs par habitant, la première région française pour la croissance du produit intérieur brut (P.I.B.), la 2e place bancaire, le 2e centre de recherche scientifique et technologique de France.